Cadet Roussel - Votre ville en chanson !

« Cadet Roussel a trois maisons / qui n'ont ni poutres, ni chevrons / C'est pour loger les hirondelles Que direz-vous d'Cadet Roussel ? / Ah ! Ah ! Ah oui, vraiment ! Cadet Roussel est bon enfant ! »...
Cadet Roussel - IFAG AuxerreQui ne connaît pas cette comptine ? En bons auxerrois, nous connaissons tous le nom de Cadet Roussel, mais saviez-vous que ce personnage a longtemps été pris pour un personnage de fiction alors qu'il a bel et bien existé ?

Né le 30 avril 1743 à Orgelet dans le Jura, Guillaume Joseph Roussel dit « Cadet » s’installe dans la ville d’Auxerre à l’âge de 20 ans.

Remarqué pour son aisance orale et sa jolie écriture alors qu’il est laquais, Cadet Roussel a comme ambition de travailler dans le droit et la justice. Il fera alors son apprentissage du droit et se fera connaître des personnalités de la ville.

Un mariage avantageux avec Jeanne Serpillon, de 16 ans son aînée lui permet d’acheter en 1780 la charge de premier huissier d’Auxerre. Il est apprécié par tous pour son intégrité, son dévouement, son excentricité et son bon vivant lui font bénéficier de la sympathie des auxerrois.

En 1781, Cadet Roussel achète une petite maison située à l’actuelle place du Maréchal Leclerc. Il obtient le droit de construire une loggia de deux pièces au-dessus de l’arc qui relie l’horloge à cette place.

En septembre 1792, les volontaires Auxerrois partent combattre les tyrannies Européennes. Le Chevalier Gaspard De Chenu va alors écrire une chanson satirique adaptée de la « Chanson de Jean de Nivelle ». C’est en effet une chanson de marche étant donné son rythme régulier et fort qui a propulsé Cadet Roussel au rang de héros, voire même de mythe.

L’air très connu et les nouvelles paroles se répandent rapidement dans Auxerre, et les soldats de l’Armée du Nord l’adoptent majoritairement ainsi que toute la France Révolutionnaire.

Mais surmontant le ridicule de la chanson, Guillaume Roussel en bon sans-culotte prend part au mouvement national en étant notamment le soutien local de Robespierre. En 1793, il est destitué du Comité de Surveillance et déféré devant le Tribunal d’Auxerre dont il est l’huissier pour avoir organisé une « orgie » chez un reclus. Mais son amitié avec Nicolas Maure, proche de Robespierre lui permettra de passer au travers des mailles du filet.

Il va connaître l’incarcération le 9 septembre 1795 pour « arrestations arbitraires et faux dans l’usage de ses fonctions ». Il fait partie des amnistiés de la loi du 11 octobre 1795.

Il ne fera plus parler de lui localement. Sa femme décède le 14 Janvier 1803 et c’est à 60 ans, après 3 mois de veuvage qu’il épouse Reine Baron, nièce et héritière de sa première épouse, de 23 ans sa cadette. Il meurt à Auxerre le 27 janvier 1807.

La ville d’Auxerre a fait ériger par le sculpteur François Brochet une statue à son effigie sur la place Charles Surugue. Il est aussi possible de suivre dans les rues d'Auxerre les "pas de Cadet Roussel", visite guidée à travers la ville.




Sources : http://www.yonne-89.net/cadet_r.htm ; http://huissier.justice.perso.neuf.fr/cadet.html



Photo : http://www.migrations.fr/les_rapineau.htm

Comment bien négocier votre salaire ?

Il n’est pas facile pour des étudiants tout juste sortis des bancs de l’école de répondre à la question« Quelles sont vos prétentions salariales ? » Il est difficile de s’auto-évaluer, de savoir combien on vaut. Vous vous direz qu’il n’est pas possible de négocier son premier salaire ou qu'il est difficile d'obtenir une augmentation. Et bien c’est une fausse idée. Vous avez déjà de l’expérience, notamment avec votre parcours en alternance.
IFAG AUXERRE VAE FORMATION CONTINUEA la sortie d’une école de commerce ou d’ingénieur, vous pouvez estimer votre premier salaire entre 31 000 et 33 500 € (classement Expansion 2010). Un stage en entreprise, l’alternance ou encore des petits boulots vous permettent de vous mettre en valeur au premier abord. Bien évidemment, la maîtrise courante d’une langue étrangère est également un avantage. Nous allons maintenant voir comment négocier à proprement parler. Les phases 1 et 2 concernent des postulants à un poste, si vous êtes déja en activité dans l'entreprise, c'est la phase 3 qui vous concerne.

Phase 1 : L’entreprise
Si vous postulez pour un poste, il faut absolument se renseigner sur l’entreprise dans laquelle vous postulez. Il faut comprendre le marché, pour cela, réalisez une veille sur internet autour des conventions collectives, de la concurrence dans le secteur d’activité. N’oubliez pas d’utiliser des organismes officiels comme l’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres). Renseignez-vous sur la politique de l’entreprise, les études de rémunération du secteur, mais aussi son chiffre d’affaires, sa croissance, ses perspectives, etc.
Phase 2 : Le profil
Il faut ensuite que vous vous évaluiez par rapport au poste auquel vous postulez. Vous devez connaitre le poste, les tâches, le rythme de travail, les responsabilités, etc. Il faut qu’il y ait une cohérence entre votre profil, vos compétences et les besoins de l’entreprise. Si votre profil correspond, alors vous êtes en position de force ! Vous devez évaluer la valeur de vos compétences et expériences. Savoir répondre à cette question vous permet de pouvoir mettre en avant des arguments en votre faveur.
recrutement ifag auxerre management commercePhase 3 : La négociation
Choisir le moment opportun
La négociation se passe généralement lors d’un entretien. Cela peut être lors de votre entretien d’embauche, dans ce cas, il faut que vous laissiez votre interlocuteur aborder le sujet.
Cela peut être à l’occasion de votre évaluation annuelle, ou alors après une réussite remarquable, à l’occasion d’une surcharge de travail, etc. A contrario, des périodes sont à éviter : bilan, négociation du budget, etc. Il est tout de même conseillé d’attendre un minimum de 6 mois d’anciennetéavant de prétendre à une augmentation de salaire.
Les éléments à mettre en avant
Votre négociation doit être fondée sur des arguments solides. Présentez-vous comme une source de profit pour l’entreprise, n’hésitez pas à chiffrer vos propos. Pour optimiser votre négociation, utilisez les critères d’évaluation de votre poste, cela permettra à votre employeur de comprendre que vous êtes une véritable valeur ajoutée « pour lui ! ».
L’attitude à adopter
Vous devez être ferme mais raisonnable, essayez de trouver un arrangement, vous ne partez pas en guerre. Votre but est de conclure une entente satisfaisante pour les deux parties. Evitez les attitudes agressives et restez toujours sur un plan professionnel. Partez avec une fourchette large qui vous permettra d’engager la négociation. Pensez ànégocier la partie variable de votre salaire ou encore des avantages en nature(voiture, ordinateur, etc.).
Les erreurs à éviter
Lors de la négociation, ne dénigrez jamais un collègue, ne comparez jamais votre salaire avec celui d’un collègue, évitez tout jugement de valeur sur l’efficacité de vos collègues dans l’entreprise. Ne menacez pas de travailler moins, cela montrerait à l’employeur qu’il ne peut pas compter sur vous. Essayez de remettre la discutions à plus tard, fixez une date ultérieure.
Maintenant à vous de jouer ! Bonne négo !

L'entretien d'embauche - Ce que vous ne devez pas faire !

Certains candidats n’ont vraiment aucune retenue lors d’un entretien d’embauche. Se recoiffer, manger, fumer pendant un entretien, etc, les recruteurs voient de tout. Le cabinet de recrutement Harris Interactive aux Etats-Unis après une enquête auprès de 3061 chefs d’entreprise et DRH a réalisé un palmarès de ces moments étonnants et inoubliables. Voici un témoignage de ce que les recruteurs doivent gérer :

· Il mâchait du chewing-gum constamment tout en tentant de faire des bulles.
· Il expliqua qu’il n’était pas intéressé par le poste mais que l’ANPE avait besoin de preuves qu’il avait effectué des démarches de recherche d’emploi.
· Il jura que s’il obtenait le poste, il se ferait tatouer le logo de l’entreprise sur l’avant-bras en gage de sa loyauté.
· Il a refusé le poste parce que la rémunération était trop élevée.
· A la question « Quels sont vos hobbies ? » le candidat s’est levé et a commencé à faire des claquettes sur le bureau.
· Il a refusé de se lever de son siège tant qu’on ne lui annonçait pas qu’il avait le poste. Il a fini au poste de police le plus proche.
· Il a décroché son téléphone portable et a demandé au recruteur de bien vouloir quitter la pièce parce que cet appel était« privé ».
· Le candidat vient d’apprendre qu’il a le poste, après de multiples remerciements, il se dirige vers la porte, l’ouvre et sort. Il était dans le placard à balais !
Maintenant vous savez ce qu’il ne faut absolument pas faire !

L'alternance, votre choix de formation

La formation en alternance est une formation dans laquelle les périodes de cours dispensés à l’ITII Bourgogne alternent avec des périodes de travail en entreprise. Cette formation est mise en œuvre dans le cadre d’un contrat d’apprentissage.

Les avantages de l’alternance
L’apprentissage fait partie intégrante des cursus de haut niveau. Il permet une acquisition progressive et efficace des compétences professionnelles. Il permet de mettre directement en rapport les notions théoriques avec la pratique en entreprise. Alors que de leur côté, les entreprises au travers de l’alternance transmettent leur savoir et leur savoir-faire aux étudiants.
Les recruteurs apprécient les postulants qui ont fait de l’alternance du fait de cette ambivalence. Les alternants sortent du monde théorique, cela leur permet d’être plus que de simples étudiants,  de futurs partenaires, immédiatement opérationnels dès la sortie de l’école et en adéquation avec les besoins de l’entreprise. C’est donc un gain de temps pour les entreprises qui n’auront pas à former des étudiants classiques ayant peu ou pas d’expérience.
Il faut aussi prendre en compte le fait que la formation en alternance est rémunérée, ce qui apporte aux étudiants une certaine indépendance financière. De plus, le coût de la formation est supporté par l’entreprise d’accueil, ce qui allège le budget des étudiants.
Les entreprises attendent toujours plus des jeunes salariés : de la motivation, des diplômes, de l’expérience, un bon niveau de langues, etc. L’alternance permet aux étudiants d’arriver sur le marché du travail avec déjà de bonnes bases sur ce qu’attendent les entreprises. Ils ont déjà rencontré certaines problématiques et savent réagir face aux problèmes. Ils sont plus motivés étant donné qu’ils sont déjà sur le marché du travail.
L’alternance, oui mais à quel prix ?
Il semble compliqué d’être en entreprise tout en validant un diplôme en école. Il faut une certaine rigueur pour les candidats à l’alternance. Une bonne gestion de son temps est nécessaire de plus qu’une bonne organisation pour arriver à jongler entre périodes en entreprises et cours. Cependant, c’est une formation qui est appréciée, notamment pour ceux qui sont réfractaires aux cours. En effet, les périodes en entreprise permettent de rendre les cours plus « cool ».
Il faut de plus que les étudiants se démènent pour trouver une entreprise qui les accueillera en alternance. Ce n’est pas toujours chose aisée, mais à l’ITII Bourgogne, les étudiants ont la chance d’avoir des entreprises partenaires et des offres d’emploi régulièrement mises à jour. C’est donc en définitive l’école qui trouve l’entreprise. Après c’est simplement à l’étudiant de réussir son entretien d’embauche et de se donner les moyens d'être dans le secteur qui l'intéresse.
En conclusion, l’alternance, c’est une formation rémunérée, un diplôme, de l’expérience, une aventure à vivre.

Le Lean Manufacturing, c'est quoi ?

 Cette semaine, les apprentis de l'ITII Bourgogne travaillent par groupe sur le lean d'une entreprise. Ils nous expliquent ce qui se cache derrière cette appellation "à la mode".

En fait, le lean manufacturing est un système de gestion de production qui consiste à identifier et à éliminer toutes les pertes  d’efficacité entre la réception des matières premières jusqu’à l’envoi du produit fini. Le lean manufacturing est basé sur quatre éléments fondamentaux :

·         La chasse aux gaspillages : les mudas
Etudiants de l'ITII Bourgogne en plein travail de Lean Manufacturing
Les gaspillages sont nombreux en entreprise. Grâce à la cartographie globale de l'entreprise qui présente les flux qui interviennent dans le processus de production on peut dénombrer sept mudas :
Ø  Muda de surproduction
Ø  Muda de stock
Ø  Muda de rebut
Ø  Muda de transport
Ø  Muda de déplacement
Ø  Muda d’attente
Ø  Muda de processus


·         L’optimisation des délais de production
L’optimisation de la production doit se faire selon le principe du « juste à temps ». Il faut distinguer les deux parties de ce principe. Dans un premier temps, le « juste » fait référence à la quantité produite qui doit suivre les besoins des clients et non pas les dépasser, et dans un second temps, la notion « à temps » qui renvoi au rythme de production qui doit être régulier et stable, afin que le client puisse avoir à disposition son produit fini à chacune de ses demandes.
      ·         L’optimisation des coûts de production
Le résultat de cette optimisation est une réduction de ses prix de revient ainsi qu'une baisse des stocks de pièces en cours de fabrication qui sont coûteux parce qu’ils affectent les liquidités de l’entreprise. Le fait pour l’entreprise d’optimiser sa production lui permet aussi d’être plus réactive sur le marché en termes de productivité, de marketing, de Ressources Humaines , de commercialisation et de réduction des délais
·         La qualité
Tout d’abord, la qualité  porte sur l’organisation du personnel en équipes encadrées par un chef d’équipe expérimenté qui pourra mettre en place des formations et des accompagnements pour optimiser le travail de ses collaborateurs et les faire monter en compétences. Cela permet par la même occasion de faciliter la communication avec la direction en faisant remonter des informations et idées qui sont des opportunités d’amélioration que la direction ne doit pas négliger.
Mise en place du lean manufacturing
Pour mettre en place un système de lean manufacturing, il faut le déployer sur deux axes. Dans un premier temps, l’amélioration des opérations individuelles avec l’application d’outils tels que la méthode japonaise dite Kaizen qui encourage de petites améliorations quotidiennes peu coûteuses, ou encore la méthode des 5S (trier, ranger, nettoyer, standardiser, suivre) visant à éliminer les petites mais nombreuses pertes d’efficacité. D’autres méthodes existent comme la méthode TPM (Total Productive Maintenance), système de maintenance industrielle impliquant l’ensemble du personnel.
Dans un second temps, il faut améliorer les flux physiques avec des outils tels que VSM (Value Stream Mapping) qui représente graphiquement la chaîne de valeur pour en faire le diagnostic, le Taktime qui correspond à la synchronisation de la production avec le marché (le rythme des ventes), ou encore le Kanban.
Pour ne pas se disperser, la politique déployée doit suivre des objectifs simples dans un budget défini, ce qui permettra de passer de la production de masse à la production au plus juste (lean), et c’est là où les ingénieurs comme vous interviennent !