Un ingénieur au KCREA par Amaury Dutin


La Maison de l’entreprise-ANIFOP accueille dans ses locaux deux instituts supérieurs : l’ITII Bourgogne, formation d’Ingénieur et l’IFAG, école supérieure de Management. Dans le cadre de leur première année à l’IFAG (Bac+3), les étudiants sont amenés à créer une entreprise à partir d’une idée innovante (projet KCREA). Ils doivent l’imaginer et la concevoir de A à Z : étude de marché, démarchage de clients, de fournisseurs, organisation RH, plan de financement, plan d’investissement etc…

Cette année, l’équipe SYRKO composée de Florian, Germain, Héléna et Marjorie a créé son entreprise en partenariat avec un apprenti ingénieur de l’ITII Bourgogne, Amaury Dutin.



 L'équipe SYRKO, au départ pour le KCREA National à Bordeaux

Un Ingénieur au KCREA par Amaury DUTIN

J'ai eu l'opportunité d'intégrer l'équipe SYRKO dans sa participation au KCREA 2015 en tant que référent technique. En effet, les quatre membres de l’équipe avaient besoin d'intégrer un élément supplémentaire aux compétences complémentaires dans le cadre du développement d'un antivol pour sac à main de luxe.

Ma mission était alors d'étudier la faisabilité technique de leur projet et de proposer un produit réaliste qui réponde à leurs attentes. Pour ce faire j'ai pu mettre en œuvre différents outils appréhendés au sein de mon parcours à l'ITII Bourgogne; tel que l'analyse de la valeur visant à obtenir un cahier des charges fonctionnel du produit étudié. Pour effectuer cette démarche, j'ai dû recueillir leur besoins, censés représenter les besoins de la clientèle visée, puis les retranscrire de manière factuelle et rechercher des solutions techniques permettant d'y répondre.

Après la définition du cahier des charges, s'en est suivi l'établissement d'une nomenclature du produit, reprenant l'ensemble des composants nécessaires ainsi qu'une estimation des temps de production. Enfin, j'ai participé à la réalisation d'un prototype fonctionnel de notre produit, finalité de mon apport à ce projet.

 J'ai été intégré comme un membre à part entière de l'équipe, participant aux réunions hebdomadaires afin de rendre compte de mon avancement et de suivre les réalisations du reste de l'équipe.

 Cette aventure humaine nous a conduits à la victoire du KCREA Régional, ce qui nous a permis d’aller défendre notre projet face à des investisseurs au KCREA National organisé à l’IFAG de Bordeaux.

Cela a été l'occasion de nous mesurer aux autres équipes en présentant notre projet à un jury de professionnels garants de la faisabilité et de l'inventivité des sujets exposés. Nous avons donc préparé une mise en scène qui nous apparaissait comme crédible afin de mettre en valeur notre produit, le travail fourni mais aussi l'état d'esprit qui nous anime.

Cela aura été pour ma part une aventure enrichissante, me permettant d'établir de nouveaux liens au sein d'une équipe soudée mais aussi d'appliquer et d'approfondir des thématiques de la formation de l'ITII Bourgogne.
 

Amaury DUTIN, apprenti Ingénieur en Génie Industriel.

A la conquête du désert... et des sponsors !


Un rallye du désert à 20 ans, c’est possible. C’est le challenge que se sont lancés Florian (21 ans) et Alexandre (22ans) en participant au célèbre 4L Trophy!

Cette idée part de peu de chose: la fibre de l’aventure, l’ADN humanitaire, l’envie de vivre de nouvelles expériences et de conquérir le monde parce qu’ils sont jeunes, parce qu’ils aiment les défis, parce qu’ils veulent le vivre, au moins une fois dans leur vie.

Ils sont apprentis ingénieur en Génie Industriel à l’ITII Bourgogne. Ils savent ce qu’ils valent en théorie et ils montent progressivement en compétence grâce à leur alternance dans leur entreprise d’accueil (Thermodyn GE Energy pour Florian et C&K Components pour Alexandre). Pour aller plus loin, ils veulent se tester face à la mécanique de la légendaire 4L créé par Renault en 1961.

« Nous voulons vivre l’expérience de retaper une voiture. »
 

Les garçons voient cette aventure comme un challenge et une véritable valeur ajoutée. « Nous ne sommes pas des commerciaux et pourtant il faut s’organiser, préparer un dossier sponsoring pour démarcher les entreprises, prévoir un budget et convaincre !» témoigne Florian.

Le plus compliqué est de trouver des entreprises prêtes à les soutenir sur ce projet. La plupart des dons se font en nature.

« On s’arrange à l’amiable » comme l’indique Florian. Tout est bon à prendre : récupération de pièces, dons de bombes antirouille ou de pots de peinture.

Les garçons démarchent principalement les entreprises du secteur automobile ou du bricolage. Ils ont déjà obtenu près de 800 euros mais le chemin est encore long car ils ont besoin de 3 000 euros ce serait-ce que pour l’inscription officielle au 4L Trophy.

Participer au 4L Trophy, c’est aussi énormément de travail, notamment mécanique car il ne suffit pas d’acheter la voiture ! Les mauvaises surprises s’enchainent au fur et à mesure que la 4L est examinée : corrosion, moteur en mauvais état. Alors, on ressort la vieille revue technique automobile poussiéreuse de la 4L et on la démonte avant de la retaper entièrement : remise en état du châssis, renfort de la coque, remise à neuf du moteur, insonorisation…

Leur motivation ? La solidarité et l’enjeu du 4L Trophy. Chaque année, l’association Enfants du désert récolte de nombreuses fournitures et dons financiers qui permettent la création de classes de cours et la scolarisation d’enfants. Les garçons, eux, ont choisi d’emporter avec eux des fournitures médicales.

« Au Maroc, on divise une compresse en 8 pour économiser. Les lunettes de vue coutent aussi cher qu’en France, du coup il en existe très peu et les populations n’ont pas les moyens d’en acheter. Nous avons donc choisi d’emporter avec nous des cartons de compresses qui nous sont offerts par URGO et des lunettes de vues qui nous sont gracieusement données par Mutuelle de France»

Au-delà du rallye, c’est tout une aventure humaine que les garçons vont vivre, à la rencontre des populations locales. L’objectif est de prendre du plaisir, d’aller jusqu’au bout et de participer à la cause humanitaire que soutient le 4L.

Une dernière remarque les garçons ? « Ne pas avoir peur de mettre les mains dans le cambouis ! »

 
Marjorie CHARDIN

 
RDV sur la fan page de Florian et Alexandre pour les suivre:

 

Mélanie & Karima: Le parcours de deux diplômées "Ingénieur en Génie Industriel"


Mélanie Pellatiero (à droite) :

Pourriez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Je suis âgée de 23 ans et je suis originaire de l'Yonne. Après mon Bac STG (Sciences et Techniques de la Gestion option Comptabilité et Finance des Entreprises), je me suis orientée vers un DUT QLIO (Qualité, Logistique Industrielle et Organisation) à Auxerre dans le but de m'insérer dans le monde de l'industrie.

Pourquoi l’ITII Bourgogne ? Pourquoi l’alternance ?
En deuxième année de DUT, nous avons un stage de 3 mois à réaliser en entreprise. C'est ce stage qui m'a donné envie de poursuivre mes études et de commencer une formation d’ingénieur à l'ITII Bourgogne (diplôme délivré par l’Université de Bourgogne). Je souhaitais découvrir plus en détail l'industrie via l'alternance afin de me préparer à un rôle de futur manager. De plus, l'entreprise où j'ai effectué mon stage proposait de me garder pendant 3 ans (SMPE à St Florentin).
 
Comment se sont passées ces trois ans au sein de votre promotion et au sein de la formation ?
Les 3 années se sont très bien passées. L'intégration dans la promotion a été instantanée et le fait d'être regroupé par option consolide les liens entre apprentis.
La formation a parfois été difficile, notamment les parties scientifiques. Mais la promotion a été soudée et les plus forts n'hésitaient pas à aider les plus faibles.

Quelles compétences avez-vous pu acquérir ? Et quelles expériences vous ont le plus marquée ?
L'expérience au sein de l'entreprise est très bénéfique pour mettre en pratique les modules étudiés et également lorsque nous arrivons sur le marché de l'emploi. En effet, nous pouvons faire valoir plus d'un an et demi d'expérience professionnelle à la sortie de la formation.
Les cours qui m'ont le plus marquée sont ceux concernant le Lean Manufacturing (méthodes d'amélioration continue) car ils étaient vraiment très concrets et nous mettaient en situation réelle.

Que faites-vous aujourd’hui ? Avez-vous un projet professionnel défini ?
A l'heure actuelle, je suis en CDD jusqu'à fin Novembre dans l’entreprise qui m’a accompagnée pour ma formation.
Mon projet professionnel est encore en construction. Je me laisse encore le temps de découvrir tous les services des entreprises pour définir vers quelle voie je souhaite me tourner.


Karima Nourine-elaid (à gauche):

Pourriez-vous vous présenter en quelques lignes ?
J’ai 24 ans, je viens de Compiègne en Picardie. J'ai obtenu en 2008 un Bac Sciences et Techniques de Laboratoire, option Chimie de Laboratoire et Procédés Industriels à Compiègne. En 2010, j'ai obtenu un DUT Chimie à l'IUT Lille à Villeneuve d'Ascq. J'ai reçu mon Titre d'Ingénieur en Génie Industriel délivré par l'Université de Bourgogne en partenariat avec l'ITII Bourgogne en 2014.

Pourquoi l’ITII Bourgogne ? Pourquoi l’alternance ?
Après mon DUT Chimie, j'ai souhaité m’orienter dans l'industrie. J'ai connu l’ITII Bourgogne en regardant sur le net. J'ai été attirée par le programme mais surtout par la possibilité de l'effectuer en alternance. Je voulais vraiment confronter le théorique au pratique et acquérir un maximum de compétences professionnelles.

Comment se sont passées ces trois ans au sein de votre promotion et au sein de la formation ?
Ces trois années se sont très bien passées. Nous avons partagé ensemble des moments de stress et de bonheur. Venus de différents horizons, nous avons su partager nos compétences et connaissances lors de travaux en groupes. 

Que faites-vous aujourd’hui ? Avez-vous un projet professionnel défini ?
Aujourd’hui j’effectue le Mastère spécialisé  Global Supply Chain Management avec l’école Kedge Business School à Bordeaux.
Je le fais en alternance avec la société OCP (répartiteur de produits pharmaceutiques) située à Saint-Ouen en région parisienne.

Je souhaite par la suite intégrer le pôle logistique d’une entreprise. 

"78% de nos diplômés Ingénieur en Conception Mécanique en emploi en moins de 2 mois"




En novembre dernier, nous avons rencontré nos diplômés Ingénieurs en Conception Mécanique lors de leur remise de diplôme à l’ISAT en partenariat avec l’ITII Bourgogne.

Ils ont enfin tous obtenu leur diplôme et signé un contrat avec une entreprise. Aujourd’hui 78% d’entre eux sont en emploi, dont 71 % en CDI.

Certains ont réalisé leur rêve d’enfant en travaillant sur le développement de moteurs de course ou à la fabrication de nacelles pour les moteurs d’avion comme Cyril LEROUX, diplômé que nous avions rencontré.

Aux quatre coins de la France, ils occupent un poste d’Ingénieur Méthodes Industrialisation, d’Acheteur projet, de Responsable engineering ou encore d’Ingénieur Conception dans des entreprises locales comme Sodemo ou dans des grands groupes internationaux comme Safran ou Leroy Somer.

« Les ingénieurs en Conception Mécanique, la relève de demain dans nos entreprises… »

"Apprenti aujourd'hui, demain ingénieur"


 
Pascal Giacometti, ingénieur depuis 14 ans chez MBDA à Bourges a revêtu une nouvelle fois le rôle de tuteur. Il a accueilli et accompagné durant trois ans, Cyril Leroux dans le cadre de sa formation ingénieur en Conception Mécanique (diplôme délivré par l’ISAT en partenariat avec l’ITII Bourgogne).

Cyril est issu d’un DUT Génie Mécanique et Productique (GMP) et a effectué une licence à la suite de laquelle il est parti 6 mois en mission à l’étranger chez Airbus en tant que chef de projet de produit industriel.

A son retour en France, Cyril a intégré la société industrielle MBDA, leader européen et seconde entreprise du marché mondial des missiles, en tant que responsable de projet pour un client export.

Pascal et Cyril ont réellement développé une relation de confiance.

« Cyril a été confronté à des problèmes pas simples et concrets à appréhender en tant qu’apprenti. On s’est investi, c’était le deal. Cyril est un membre de l’équipe à part entière. »

La pédagogie de la formation a permis à Cyril de monter progressivement en compétence. Durant sa dernière année, Cyril manageait une équipe de 10 personnes. Grâce à la mission à l’étranger de 3 mois qui s’est déroulée en 2ème année à Bristol, Cyril a enrichi son expérience à l’international chez Airbus et a participé à l’élaboration d’une protection antifoudre pour le dernier A350.

Le 22 novembre dernier, Cyril a fait partie de la première promotion diplômée en Conception Mécanique par la voie de l’apprentissage. Aujourd’hui il est toujours dans son entreprise qui lui a proposé un poste d’acheteur mécanique.

« Nous sommes guidés par un objectif commun. Le résultat est intéressant.» ajoute Pascal Giacometti en regardant Cyril, le sourire aux lèvres.